ISRAEL - Dominé par la droite et l'extrême droite, il suscite l'inquiétude des Palestiniens...
Israël fait connaissance avec son nouveau gouvernement. Celui du
nouveau Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a reçu mardi soir l'investiture du Parlement. Un gouvernement de coalition qui compte trente ministres. Soit le plus pléthorique de l'histoire d'Israël, s'appuyant sur une assise parlementaire de 69 députés sur les 120 à la Knesset.
Il comprend notamment, au poste clé des Affaires étrangères, l'ultranationaliste
Avigdor Lieberman, chef du parti Israël Beiteinou, qui s'est illustré par des déclarations antiarabes et des critiques acerbes à l'encontre du président égyptien Hosni Moubarak.
Prêt à négocier la paix
«Je le dis aux dirigeants de l'Autorité palestinienne: si vous voulez vraiment la paix, il est possible d'arriver à la paix», a affirmé
Benjamin Netanyahu, comme pour dissiper les inquiétudes suscitées par son gouvernement, fortement dominé par les partis de droite et l'
extrême droite.
Le nouveau Premier ministre s'est cependant bien gardé d'évoquer un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie et à Gaza. Benjamin Netanyahu est en effet opposé à sa création, soutenue par les Etats-Unis et l'Europe. Il a affirmé que dans le cadre d'un «accord définitif», les Palestiniens «disposeront de tous les droits pour se gouverner eux-mêmes, sauf celles susceptibles de constituer un danger pour la sécurité et l'existence de l'Etat d'Israël».
Des déclarations mal perçues par l'Autorité palestinienne
«L'
Autorité palestinienne exige du nouveau gouvernement israélien de Benjamin Netanyahu une reconnaissance claire du principe d'un règlement basé sur deux Etats», a répondu Nabil Abou Roudeina, le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas.
«Toute autre position équivoque sera inacceptable et nous ne traiterons pas avec un gouvernement israélien qui ne s'engage pas à geler la colonisation et ne respecte pas la légitimité internationale», a-t-il prévenu. Avant de conclure: «Ces déclarations constituent un début qui n'est pas encourageant de la part de ce gouvernement.»
J.M. avec agence