LONDRES - Ils demandent aux pays industrialisés, considérés comme responsables de la crise, de relancer l’économie...
Le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine ont leur mot à dire. C'est ce qu'a laissé entendre le président brésilien Luiz Inacio Lula, qui accuse les banquiers «blancs aux yeux bleus» d'avoir adopté un «comportement irrationnel», à l'origine de la crise financière qui touche durement les pays émergents.
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Considérés comme responsables de la crise, les pays industrialisés devront donc entendre les doléances que formuleront la Chine, l’Inde, la Russie et le Brésil, lors du G20 qui se déroule jeudi à Londres. Si chacune des puissances émergentes compte défendre ses intérêts nationaux, tous les quatre clameront à l'unisson leur refus du protectionnisme et réclameront aux grandes puissances de faire l’effort nécessaire pour relancer l’économie.
Défense du libre échange
Très dépendants de leurs exportations, les pays émergents craignent en effet un retour du protectionnisme. A la tête de l'une des principales économies du monde, Lula défendra le libre échange, l'arme la plus puissante des pays en développement pour faire face à la crise financière, selon lui.
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La demande de relance est formulée par l’Asean, à travers la voix du Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva, qui représentera l'Asie du sud-est. Dans une interview au quotidien économique allemand Handelsblatt parue mardi, il déclare: «nous voulons voir plus, même si d'importants programmes conjoncturels ont déjà été annoncés» pour la relance de l'économie.
Pas de miracle à Londres
Un discours partagé par la ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, qui a estimé lundi que les pays émergents avaient besoin de politiques budgétaires de relance face à la crise, alors que les pays développés devraient attendre avant de réinjecter de l'argent pour relancer la croissance. «Je crois qu'il faut qu'il y ait une relance, et la relance la plus nécessaire concerne les pays émergents», a-t-elle dit.
Mais les attentes des pays émergents ne trouveront pas leurs réponses ce jeudi. «Il sera utile d'avoir un autre sommet cette année», a déclaré Jose Manuel Barroso, le président de la Commission européenne, au cours d'une conférence de presse, en notant, «on ne peut pas attendre de solution miracle le 2 avril».
MD (Avec agence)