ENVIRONNEMENT - Dans 90 pays, les lumières se sont éteintes samedi à 20h30 heure locale. Sydney avait donné le coup d'envoi de cette opération baptisée «Une heure pour la planète»...
Sydney a plongé dans le noir samedi (à 12h30 heure française) donnant ainsi le coup d'envoi de l'opération «Une heure pour la planète». Une opération à l'occasion de laquelle un milliard de terriens ont été invités, à l'initiative du Fonds mondial pour la nature (WWF), à couper le courant entre 20h30 et 21h30 (heure locale de chaque pays), dans un geste symbolique pour le climat. Dans la métropole australienne, les lumières de l'opéra et du pont enjambant la baie ont été éteintes.
200 villes françaises participantes
L'opération «Une heure pour la planète» a été lancée en 2007 à Sydney, où plus de 2 millions de personnes avaient éteint les lumières. Il s'agissait du prolongement de l'initiative d'associations écologistes françaises (l'Alliance pour la planète) qui avaient appelé le 1er février 2007 à éteindre les lumières en France pendant cinq minutes. En 2008, quelque 50 millions de personnes dans 35 pays avaient participé à cette opération.
Le mouvement doit se propager cette année à 3.929 villes, villages et localités de près de 90 pays. En France, plus de 200 villes devaient éteindre l'éclairage de leurs principaux monuments, dont Notre-Dame, l’Opéra Garnier et la Tour Eiffel - pendant 5 minutes. Quelque 371 monuments à travers le monde, parmi lesquels l'Acropole ou l'Empire State Building, ont participé à l'opération. A Hong Kong, réputé pour sa baie scintillante, 1.500 bâtiments devaient également couper le courant.
Les plus sceptiques dénoncent une opération largement symbolique. Un scientifique danois a même estimé que l'usage de bougies pendant une heure produirait davantage d'émissions de gaz carbonique que des lumières électriques.
Avec agence