Le changement de stratégie de l'accusé pourrait avoir pour conséquence de raccourcir les débats, la présentation des rapports des différents experts, à l'exception de celui de l'experte psychiatre, Adelheid Kastner, n'étant peut-être plus utile. Le verdict était en principe prévu pour jeudi après-midi. Mercredi, devant la Cour, l'experte a estimé que Josef Fritzl devait être interné en centre psychiatrique arguant d'un risque de récidive. «Le danger persiste qu'il commette à nouveau des actes graves s'il n'est pas soigné, c'est pourquoi il sera nécessaire qu'il soit traité et cela jusqu'à ce qu'on puisse dire qu'il n'est plus dangereux», a-t-elle indiqué. Avant le procès, dans un rapport de 130 pages dont des extraits avaient filtré dans la presse, cette même experte avait déclaré l'accusé pénalement responsable de ses actes mais avait aussi décelé chez Fritzl, 73 ans, des troubles graves de la personnalité et des déviances sexuelles.
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Par ailleurs, selon le quotidien autrichien «Kurier» mercredi, Elisabeth a assisté mardi à une partie du procès qui se tient à huis clos en raison de la nature des crimes. La fille de Fritzl, âgée de 42 ans, n'a pas pris part aux débats mais aurait suivi la projection de sa propre déposition dans le prétoire. «Kurier» avance qu'Elisabeth souhaitait «recueillir des impressions» et observer les réactions de son père pour les intégrer à un livre qu'elle projette d'écrire sur son calvaire. Les avocats de l'inculpé et de la victime, ainsi que le porte-parole du Tribunal, n'ont pas souhaité commenter cette information. A l'issue de l'audience et après près de deux journées à huis clos, les trois juges se sont retirés pour préparer la liste des questions qu'ils soumettront jeudi aux huit jurés. Elles seront lues en séance publique devant la Cour à partir de 9h et le verdict de ce procès sans précédent en Autriche est attendu dans l'après-midi.