La valse du pouvoir à Madagascar

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Publié le 17 mars 2009.

CHRONOLOGIE - Entre coups d'Etat et élections, retour sur les principaux troubles depuis l'indépendance de l'ancienne colonie française en 1960...

13 mai 1972: L'incendie de la mairie d'Antananarivo par des manifestants qui réclament la démission du président Philibert Tsiranana marque le début d'un soulèvement populaire et d'une répression qui font une quarantaine de morts. Tsiranana remet les pleins pouvoirs au chef d'état-major Gabriel Ramanantsoa.

5 février 1975: Ramanantsoa remet le pouvoir au ministre de l'Intérieur Richard Ratsimandrava, assassiné six jours plus tard. Le 15 juin, Didier Ratsiraka est nommé chef de l'Etat par un directoire militaire.

10 juin 1991:
Début d'un mouvement de mécontentement populaire. Des rassemblements pacifiques réunissent pendant plusieurs mois des centaines de milliers de personnes sur la place du 13-Mai dans la capitale, ou en province. Un Comité des «Forces vives» présidé par Albert Zafy tient la rue et l'opposition met en place un gouvernement de transition. Le 10 août, la garde présidentielle tire sur la foule, faisant plus d'une centaine de morts.

En octobre, une Haute Autorité de l'Etat pour la transition est instituée. Ratsiraka demeure chef de l'Etat, mais Zafy dirige en fait le pays puis remporte la présidentielle de 1993. Fin 1996, après la destitution de Zafy par la Haute Cour constitutionnelle, Ratsiraka revient au pouvoir, en remportant de justesse une présidentielle anticipée.

16 décembre 2001:
Election présidentielle. Le maire de la capitale, Marc Ravalomanana, est le principal concurrent de Ratsiraka.

En janvier 2002
, les partisans de Ravalomanana descendent dans la rue pour proclamer sa victoire dès le 1er tour. Des manifestations rassemblent sur la place du 13-Mai jusqu'à 500.000 personnes. Ravalomanana s'autoproclame président et nomme son «Premier ministre» et remplace les principaux chefs de l'armée. En avril, il est proclamé vainqueur puis investi.

13 décembre 2008: La chaîne de télévision privée du maire d'Antananarivo Andry Rajoelina est interdite après la diffusion d'une interview de Ratsiraka.

26 janvier 2009: La crise opposant Rajoelina à Ravalomanana se durcit. Un rassemblement de dizaines de milliers de partisans de Rajoelina dégénère en émeutes dans la capitale. Le 7 février, répression meurtrière d'une nouvelle manifestation par la garde présidentielle. En tout, les violences font plus d'une centaine de morts.

14 mars: L'opposition s'empare du siège du gouvernement. Rajoelina affirme qu'il «commande» l'armée et qu'il «dirige» le pays à la tête d'une «Haute Autorité de transition».

16 mars: L'armée investit les bureaux de la présidence à Antananarivo pour «précipiter le départ» de Ravalomanana, retranché dans le palais présidentiel en banlieue de la capitale.

17 mars: Rajoelina fait une entrée triomphale dans les bureaux de la présidence. Ravalomanana démissionne et confie ses pouvoirs à un «directoire militaire».
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