Trop de précipitation? Le ministre de l'Intérieur de l'Etat du Bade-Wurtemberg a admis avoir été berné par un message prétendûment diffusé sur internet par l'adolescent qui a tué 15 personnes mercredi lors d'une fusillade , annonçant qu'il allait commettre un massacre.
Heribert Rech, qui avait lu jeudi le texte de cette annonce supposée lors d'une conférence de presse, a reconnu dans une déclaration publiée dans la nuit de jeudi à vendredi avoir été trompé par «une fausse nouvelle» diffusée par «un cinglé».
La police a de son côté affirmé qu'elle enquêtait sur deux personnes qui prétendaient avoir vu le message sur un forum de discussion sur internet.
«Demain matin, j'irai à mon ancienne école et ça va vraiment chauffer»
La police allemande doutait depuis jeudi soir de ce texte de Tim Kretschmer. Un porte-parole du commissariat de Waibligen avait confié qu'aucune trace de ce prétendu message n'avait été retrouvée dans l'ordinateur de l'auteur du carnage qui a plongé l'Allemagne dans l'effroi.
Jusqu'à présent, seules deux personnes se sont manifestées, affirmant avoir vu le message du tueur sur un forum de discussion. Le forum de discussion concerné a également assuré que ce message n'avait jamais existé.
Heribert Rech avait révélé jeudi en milieu de journée la teneur d'un message prétendument déposé par l'adolescent, moins de 7 heures avant de commencer son carnage dans le collège-lycée Albertville de Winnenden.
>> Le portrait du tueur, c’est ici
«J'ai des armes ici; demain matin, j'irai à mon ancienne école et ça va vraiment chauffer. Restez à l'écoute, vous entendrez parler de moi demain. Retenez bien le lieu: Winnenden», aurait indiqué le tueur sur le forum
«J'en ai marre, j'en ai assez de cette vie qui n'a pas de sens, c'est toujours la même chose» aurait-il ajouté dans ces quelques lignes adressées à un jeune internaute bavarois, Bernd. «Tout le monde se fiche de moi et personne ne reconnaît mon potentiel».
Après avoir pris connaissance du massacre par les médias, le jeune Bernd a parlé du chat qu'il avait eu la nuit précédente à son père, lequel a prévenu la police.