Le Tibet en exil: une communauté qui défend une «cause juste»

8 contributions
Publié le 11 mars 2009.

INTERVIEW - Lionel Luca député UMP des Alpes maritimes est président du groupe d'études sur la question du Tibet...

Mardi, les communautés tibétaines du monde entier ont manifesté pour célébrer le 50e anniversaire du soulèvement antichinois et de la fuite en exil du dalaï lama le 10 mars 1959. Oppressés par la Chine, les Tibétains n'ont pourtant pas perdu l'espoir de voir un jour leur pays retrouver sa liberté.

Depuis 50 ans, le Tibet vit sous occupation chinoise. Les tentatives de soulèvements, comme les manifestations lors des Jeux olympiques, sont violemment réprimées. A quoi aspirent les Tibétains aujourd'hui?
Les Tibétains aspirent, non pas à l'indépendance, mais à l'autonomie. Le dalaï lama demande clairement et simplement l'application de la constitution chinoise qui stipule que le Tibet est une province autonome. Or, aujourd'hui cette province est sous tutelle. Mais l'espoir est toujours là. Lorsque vous rencontrez des Tibétains exilés, leur principal leitmotiv pour continuer à croire est: «Notre cause est juste». La communauté reste donc mobilisée.

>> Notre reportage sur les manifestations, ici

Il existe une grande diaspora tibétaine à travers le monde. Que veut dire être Tibétain aujourd'hui?
Lorsque je suis allé à Dharamsala (dans le Nord de l'Inde, ville dans laquelle s'est réfugié le dalaï lama, ndlr), j'ai été impressionné par la réactivité et le dynamisme des exilés. Ils sont très au courant de ce qui se passe au Tibet et certains font régulièrement le voyage jusqu'en Chine pour récolter des informations, en passant par des réseaux clandestins. Bien qu'une grande partie de la population soit en exil, elle reste sans cesse connectée à la réalité, sur place.


Vous êtes président d'un groupe d'études sur la question du Tibet à l'Assemblée. Que fait la France, et plus largement la communauté internationale, sur ce sujet très sensible?
Le but du groupe est de sensibiliser la population et les élus au sujet du Tibet, mais surtout de faire en sorte que le Tibet ne tombe pas dans l'oubli. Nous sommes en contact avec le bureau du Tibet en France et nous tentons d'établir des relations avec l'ambassade de Chine à Paris. Malheureusement le nouvel ambassadeur chinois est peu enclin au dialogue et ne répond pas à nos demandes de nous rendre au Tibet. Sur le plan international, de nombreux états s'activent autour de cette cause. Les Etats-Unis pourraient bientôt voter une résolution de soutien au Tibet, bien que la Chine demande de ne pas examiner le projet.
Propos recueillis par Maud Descamps
Mots-clés
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
Image et Son
399 €
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr