L'armée menace de prendre le pouvoir à Madagascar

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Publié le 10 mars 2009.

CONFLIT - Les «décideurs politiques» ont 72 heures pour mettre fin à la crise...

Le chef d'état-major de l'armée malgache a fixé ce mardi un ultimatum de «72 heures» aux «décideurs politiques» pour mettre fin à la crise, faute de quoi les forces armées feront «fonctionner les affaires nationales», dans une allocution à la télévision nationale.

Un conflit larvé entre le président Marc Ravalomanana et l'ex-maire de la capitale Antananarivo, Andry Rajoelina, s'est transformé en crise ouverte mi-décembre et au moins une centaine de personnes sont mortes à Madagascar depuis le 26 janvier dans les violences qui ont émaillé ce conflit.

Dix-neuf personnes blessées

Au moins dix-neuf personnes ont été blessées, dont onze ont dû être hospitalisées, dans des échauffourées ce mardi entre partisans du régime et de l'opposition à Antananarivo, a indiqué une source hospitalière à l'AFP.

L'opposant malgache Andry Rajoelina a par ailleurs quitté la résidence de l'ambassadeur de France à Antananarivo où il s'était refugié depuis vendredi soir, a annoncé ce mardi à Paris le porte-parole adjoint du ministère des Affaires étrangères, Frédéric Desagneaux.

Manifestation devant l'ambassade de France

Ce dernier a ajouté que les rassemblements qui ont eu lieu ce mardi «y compris devant l'ambassade de France (...) se sont dispersés» et que «la situation est calme à Antananarive».

Plusieurs centaines de partisans du régime malgache ont manifesté devant l'ambassade de France à Antananarivo contre la protection accordée par Paris à Andry Rajoelina.

Andry Rajoelina sous la protection des Nations unies

Frédéric Desagneaux a rappelé que des dispositions avaient été prises par la communauté internationale pour l'accueil d'Andry Rajoelina. «La France y a pris sa part. Il a été accueilli par nous (...). Toutefois à l'heure actuelle, au moment où je vous parle, ce n'est plus le cas», a-t-il affirmé.

Le porte-parole adjoint, qui s'exprimait lors d'un point de presse, s'est refusé à donner plus d'indications sur le lieu où se trouvait l'opposant malgache. Il «est sous la protection des Nations unies. C'est aux Nations unies de communiquer», a-t-il souligné.
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