Un deuxième homme, âgé de 37 ans, a été arrêté mardi dans le cadre de l'enquête sur le meurtre d'un policier lundi soir dans un quartier républicain de Craigavon, près de Belfast, a annoncé la police nord-irlandaise. Un jeune homme de 18 ans avaiat été arrêté mardi dans l'après-midi. Le meurtre a été revendiqué par une branche dissidente de l'armée révolutionnaire irlandaise, l'IRA-continuité. L'adolescent a été transféré dans un poste de police de Craigavon, à environ 30 km au sud-ouest de Belfast, selon une source proche du dossier.
Un peu plus tôt dans la journée, le Premier ministre britannique avait déclaré être fermement décidé à apaiser la situation. Gordon Brown a assuré mardi que l'Irlande du Nord «ne retombera pas» dans les erreurs du passé.
Des groupuscules peu connus
Le policier a été atteint d'au moins une balle en pleine tête, alors qu'il avait été appelé dans une zone républicaine à Craigavon, dans le comté d'Armagh, vers 21h00 GMT, a confirmé la police, sans préciser si d'autres membres des forces de l'ordre ont été blessés.
Auparavant, le Premier ministre britannique Gordon Brown avait assuré lundi que le meurtre des deux soldats samedi, ne compromettrait pas un processus de paix en Irlande du Nord, où il s'est rendu pour évaluer la situation.
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«Ce que j'ai vu ce matin, c'est l'unité du peuple nord-irlandais», a déclaré Gordon Brown à l'issue d'un entretien à Stormont avec le Premier ministre nord-irlandais Peter Robinson, chef du Parti unioniste démocrate (DUP/protestant), et le vice-Premier ministre Martin McGuinness, membre du parti catholique Sinn Fein. «Ils veulent, comme moi, lancer au monde le message que le processus politique ne sera pas, ne pourra jamais être ébranlé. En fait, le processus politique est maintenant inébranlable».
«L'IRA-véritable n'a pas sa place dans la politique nord-irlandaise», a-t-il lancé, dénonçant des «meurtriers impitoyables».
Premiers morts depuis 1997
Aucun soldat britannique n'avait été tué en Irlande du Nord depuis 1997. L'attentat, condamné par toute la classe politique nord-irlandaise, a ravivé la crainte d'un retour aux violences qui ont agité la province pendant les 30 années de conflit ayant précédé la signature des accords du Vendredi saint, le 10 avril 1998.
Gerry Adams, le leader du Sinn Fein, qui partage le pouvoir avec le DUP au sein du gouvernement régional, a assuré lundi que les républicains dissidents ne disposaient d'aucun soutien au sein de la population.
Mais il a aussi jugé que le chef de la police nord-irlandaise (PSNI) Hugh Orde avait commis une «énorme erreur» en demandant à une unité d'élite de l'armée britannique de surveiller une de ces factions.