DIPLOMATIE - La secrétaire d'Etat américaine affiche son volontarisme lors de sa visite dans la région...
Hillary fera-t-elle mieux que Bill? La nouvelle secrétaire d'Etat américaine veut trouver une issue dans le dossier israélo-palestinien sur lequel son mari n'a jamais trouvé de solutions durables pendant ses huit ans à la tête des Etats-Unis. «C'est quelque chose qui me concerne passionnément, qui me tient à coeur, pas seulement quelque chose qui est dans mon portefeuille», a-t-elle déclaré devant la presse à l'issue
du sommet pour Gaza lundi à Charm-el-Cheikh.
Après une étape mardi en Israël, Hillary Clinton a entamé ce mercredi à Ramallah ses entretiens avec les dirigeants palestiniens pour les assurer de l'engagement de Washington à oeuvrer à la création d'un Etat palestinien.
Mardi, l'ex-candidate démocrate à la présidentielle avait rencontré les dirigeants israéliens, dont le futur Premier ministre Benyamin Netanyahu. «Au final, oeuvrer à une solution à deux Etats est inévitable», a souligné d'une manière claire la secrétaire d'Etat, annonçant la ligne de l'administration Obama sur le Proche-Orient.
Netanyahu reste flou
Cette solution est pourtant rejetée par Netanyahu, qui avait préconisé
pendant la campagne électorale une «paix économique», équivalant à une autonomie palestinienne élargie. Lors de sa rencontre avec la secrétaire d'Etat, le futur Premier ministre est resté flou sur ses intentions pour ne pas compromettre l'avenir, fidèle à
son pragmatisme.
«Le premier pas dès à présent, sans attendre un nouveau gouvernement (israélien), est un cessez-le-feu durable» à Gaza, a indiqué Hillary Clinton, appelant le mouvement islamiste palestinien Hamas, un rival du Fatah qui contrôle la bande de Gaza, à cesser «de tirer des roquettes» sur Israël. Mais les négociations autour d'un cessez-le-feu, via l'Egypte, restent
bloquées autour du cas du soldat Shalit.
La mission de la Secrétaire d'Etat est aussi d'assurer Ramallah d'un changement de cap de la nouvelle administration, plus à l'écoute des demandes palestiniennes. Le président Obama avait fait un premier pas en ce sens en réservant son premier coup de téléphone à un dirigeant étranger à Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne.
Ouverture des points de passage
Les négociateurs palestiniens ont déjà annoncé ce qu'ils allaient demander à Hillary Clinton: «Tout gouvernement israélien qui sera formé doit accepter la solution de deux Etats (israélien et palestinien), tous les accords signés, et cesser la colonisation», a affirmé Saëb Erakat, l'un des négociateurs à l'AFP.
L'Autorité palestinienne demandera également l'ouverture des points de passage de la bande de Gaza pour permettre l'entrée des matériaux nécessaires à la reconstruction de ce territoire palestinien dévasté par l’offensive militaire israélienne du 27 décembre au 18 janvier. Clinton a elle-même demandé à Israël d'ouvrir davantage Gaza au passage de l'aide humanitaire.
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V.G.