ITALIE - Une association défendant les thèses du Vatican a porté plainte...
Une enquête pour homicide volontaire a été ouverte dans l'
affaire Eluana. Quatorze personnes, dont le père de cette dernière, sont dans le colimateur de la justice italienne à la suite de la plainte du «Comité vérité et vie». L'association met également en cause le personnel médical, et notamment le médecin qui a mis fin à l'alimentation artificielle de la jeune femme, ainsi que les responsables de la clinique d'Udine où elle est
décédée.
«L'ouverture de cette enquête ne signifie nullement la mise en cause des personnes visées. Elle pourrait tout à fait se terminer par un non-lieu mais le parquet n'avait pas le choix car le dépôt d'une plainte entraîne obligatoirement l'action pénale en Italie», a expliqué l'avocat de la famille.
«Tout a été fait dans les règles»
Selon le conseil, le père d'Eluana, Beppino Englaro, n'est «pas inquiet» de cette procédure. «Nous sommes tranquilles, tout a été fait dans les règles», a ajouté l'avocat. Le «Comité vérité et vie» met également en cause le personnel médical, et notamment le médecin qui a mis fin à l'alimentation artificielle de la jeune femme, ainsi que les responsables de la clinique d'Udine où elle est décédée.
L'association à l'origine de la plainte se présente comme «non-confessionnelle» mais défend les thèses du Vatican. L'Eglise catholique italienne avait fait campagne contre la mort d'Eluana et obtenu le
soutien du chef du gouvernement, Silvio Berlusconi. Interrogé sur l'affaire ce vendredi, le cardinal Javier Lozano Barragan, président du Conseil pontifical sur la santé, a rappelé le cinquième commandement: «Tu ne tueras point.»
J.M. avec agence