VIOLENCES - Elle n'est toujours pas achevée, malgré l'annonce du Premier ministre d'amnistier les forces de sécurité.
Des rebelles bangladais, qui se sont mutinés ce mercredi à Dacca, retiennent encore plus de cent personnes en otage, dont des officiers de haut rang. Une fusillade avait éclaté au sein des Bangladesh Rifles (BDR), une unité des forces de sécurité notamment chargée de la protection des frontières et dont le quartier général est situé à Dacca. Bilan provisoire ce mercredi soir: cinq morts et au moins 34 blessés.
Parmi ces otages figurent le général Shakil Ahmed qui commande cette unité, et des dizaines d'officiers.
Dans la journée, le Premier ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a pourtant offert une amnistie générale à l'unité paramilitaire, qui avait provoqué des combats avec l'armée dans la capitale. En échange, un représentant des rebelles a répondu que ses forces «déposeraient leurs armes». Mais les otages ne sont toujours pas libérés.
Près de 4.000 hommes dans l’unité des forces de sécurité
Selon des sources officielles, les tirs ont coïncidé avec une réunion de hauts responsables des Bangladesh Rifles (BDR) et la rébellion semblait liée à des revendications, salariales notamment, de la part des quelque 3.000 à 4.000 hommes de cette unité.
Dans un communiqué, l'armée, qui s’est déployée dans le secteur en renfort, les a appelés à «déposer les armes et rentrer dans leurs casernes»: «L'honorable Premier ministre (Sheikh Hasina) va s'entretenir avec vous concernant vos requêtes. Les soldats qui ne déposeraient pas les armes après cette déclaration seront poursuivis.»
Demande d’amnistie générale
«Nous ne les relâcherons pas tant que le gouvernement n'aura pas décrété une amnistie générale pour chacun d'entre nous, satisfait nos demandes et ordonné le retrait des militaires postés à l'extérieur du complexe», a affirmé un soldat rebelle cité par la chaîne
ATN Bangla.
Selon la presse locale, les paramilitaires veulent obtenir des hausses de salaire, des aides pour leurs repas et davantage de vacances. Ces requêtes auraient été ignorées par le chef des BDR, le général Ahmed.
Les sources officielles ont également réfuté une tentative de coup d'Etat, dans un pays qui a été le théâtre de nombreux putschs depuis sa sécession du Pakistan en 1971.
Avec agence