Le président israélien Shimon Peres a entamé, hier, ses consultations pour décider qui, de Tzipi Livni (Kadima, centre) ou de Benjamin Netanyahou (Likoud, droite), formera le prochain gouvernement. Le Président n'a que des pouvoirs symboliques mais dispose d'une marge de manoeuvre pour désigner celui qu'il estime le mieux placé pour former un cabinet. Cette prérogative est d'autant plus large que les résultats des législatives du 10 février ont été très serrés, et qu'il est donc très compliqué de nommer un vainqueur.
Le Président a une semaine pour choisir le député qui, selon lui, peut mobiliser une majorité. La loi ne lui impose pas de désigner le chef du parti qui a obtenu le plus de sièges. En Israël, les majorités parlementaires se négocient pied à pied, du fait du grand nombre de partis représentés à la Knesset? et le favori n'est pas forcément celui qui compte le plus grand nombre de députés mais celui qui peut s'appuyer sur la plus grande coalition.Sur le papier, Netanyahou, le chef du Likoud, est favori. Mais, avec 15 députés sur 120, Avigdor Lieberman, leader du parti d'extrême droite Israël Beitenou, peut faire pencher la balance en faveur du Likoud (27 députés à lui seul) ou de Kadima, le parti de Livni, qui, avec 28 députés, peut l'emporter en s'alliant à Lieberman. Le candidat retenu disposera de vingt-huit jours pour présenter son gouvernement à la Knesset. ■