BEYROUTH - Des centaines de milliers de Libanais étaient rassemblées samedi pour commémorer l'assassinat il y a quatre ans de l'ancien Premier ministre...
Des centaines de milliers de Libanais étaient rassemblés samedi dans le centre-ville de Beyrouth pour commémorer l'assassinat il y a quatre ans de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri.
Le ralliement, qui intervient deux semaines avant l'ouverture du tribunal international chargé de juger les futurs inculpés dans cet assassinat, a pris en outre une tournure électorale à plus de trois mois d'élections législatives cruciales. Organisé sous haute surveillance de l'armée et des forces de sécurité intérieure (FSI), il s'est en effet transformé en une mobilisation populaire en faveur de la majorité parlementaire antisyrienne face à la minorité menée par le Hezbollah chiite soutenue par Damas et Téhéran.
«Nous remporterons les élections»
«Nous sommes ici pour consolider le mouvement du 14 mars (bloc des formations de la majorité antisyrienne). Nous remporterons les élections», affirme un manifestant, Joseph Saleh, 19 ans.
«Le nombre des personnes rassemblées est un indicateur des résultats des prochaines élections», a indiqué de son côté Moustapha Allouche, un député de la majorité, à la télévision.
Premier ministre sous la tutelle syrienne devenu opposant à l'hégémonie de Damas au Liban, Rafic Hariri a été tué le 14 février 2005, avec 22 autres personnes, dans un attentat à la camionnette piégée au coeur de Beyrouth.
Le Tribunal spécial pour le Liban (TSL), dont les travaux doivent commencer le 1er mars dans une banlieue de La Haye, a reçu jeudi le soutien du président américain Barack Obama «pour que les responsables de cet horrible crime et de ceux qui ont suivi soient traduits en justice».
avec agence