Après avoir été tenus à l'écart des décombres par la chaleur de l'incendie, les secouristes ont pu récupérer les deux boîtes noires de l'appareil. Celle contenant l'enregistrement des conversations dans la cabine de pilotage montre qu'alors que l'avion était descendu à 3.300 mètres d'altitude, «l'équipage a évoqué une importante accumulation de glace sur les ailes et le pare-brise», selon l'organisme chargé de l'enquête.
L'autre boîte noire, qui contient les paramètres du vol, montre que le bouton de dégivrage était allumé, mais cela ne signifie pas qu'il fonctionnait forcément.
Le pilote a baissé le train d'atterrissage une minute avant la fin de l'enregistrement des données de vol, puis 20 secondes plus tard abaissé les volets des ailes qui servent à freiner l'appareil avant son retour au sol.
Il ne s’agit que des premiers éléments d’une enquête qui s’annonce longue. Les autorités n’écartent pour l’instant aucune piste.
Le canadien Bombardier, constructeur de l'avion et dont l'action a chuté de près de 7% après l'accident, a présenté ses condoléances aux familles des victimes et a dépêché une équipe d'experts.