Les réactions se multiplient après les résultats des élections législatives en Israël.
Tzipi Livni, la chef du parti Kadima (centre-droit), arrivé en tête avec probablement deux sièges d’avance, annonce son intention de former le prochain gouvernement israélien. «Le peuple a choisi Kadima», a-t-elle lancé. Elle appelle le chef du Likoud (droite) Benjamin Netanyahu à se joindre à une coalition sous sa direction.
Benjamin Netanyahu, lui, a d'ores et déjà proclamé sa victoire, se disant «convaincu d'être le prochain Premier ministre». «Le peuple s'est exprimé clairement, le camp national, dirigé par le Likoud, enregistre une nette avance», a-t-il déclaré devant ses partisans enthousiastes.
Avigdor Lieberman (lire notre portrait) le leader du parti d'extrême droite Israël Beiteinou, arrivé en troisième position, s'est prononcé pour la formation «d'un gouvernement de droite». «Nous voulons un gouvernement national», affirme-t-il, estimant que son parti était désormais «la clef de voûte de la formation d'un gouvernement». Il appelle à «mettre à bas le Hamas» et rejette toute négociation et toute trêve avec le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.
De son côté, le négociateur palestinien Saëb Erakat, un proche du président Mahmoud Abbas, a affirmé qu’une coalition de droite «paralyserait» le processus de paix. «Il n'y aura pas en Israël un gouvernement capable de faire ce qui est requis pour parvenir à la paix», estime-t-il.