FIN DE VIE - La jeune femme doit être incinérée après son autopsie...
Eluana Englaro, la jeune femme plongée dans un coma végétatif depuis 17 ans,
décédée lundi soir à la suite d'un arrêt de soins, n'aura pas de funérailles. Sa famille a préféré une simple bénédiction et la crémation. L'urne contenant ses cendres sera ensuite inhumée à côté de son grand-père Giobatta, au cimetière de
Paluzza.
La cérémonie se déroulera en présence de la seule famille d'Eluana, alors que son cas déclenche les passions dans la péninsule. La police italienne a même dû s'interposer dans la nuit de lundi à mardi devant la clinique d'Udine où elle venait de mourir. Des manifestants pro et anti-euthanasie s'y étaient rassemblés et menaçaient de s'affronter.
Le soupçon d'euthanasie active
Le gouvernement italien avait échoué à faire
adopter un décret-loi en urgence pour empêcher les médecins de suspendre l'alimentation d'Eluana. Ce geste effectué vendredi, la jeune femme est décédée dès lundi soir, «très probablement» à la suite d'une insuffisance rénale ayant entraîné une insuffisance respiratoire et un arrêt cardiaque, selon ses médecins. Une surprise pour tout le pays, qui n'attendait pas son dernier souffle avant le 17 ou 19 février.
Les adversaires de l'euthanasie ont immédiatement réclamé une autopsie, qui pourrait débuter dès ce mardi après-midi. Ils suspectent les médecins d'avoir précipité la mort d'Eluana pour éviter que le Parlement italien n'adopte en urgence une loi qui les aurait forcés à reprendre l'alimentation. Car si le patient a le droit de refuser l'acharnement thérapeutique, l'euthanasie est illégale en Italie.
J.M. avec agence