Emeutes et pillages ont fait au moins 68 morts dans le pays depuis lundi, selon un bilan établi mercredi par la gendarmerie malgache.
Emeutes et pillages ont fait au moins 68 morts dans le pays depuis lundi, selon un bilan établi mercredi par la gendarmerie malgache. - Richard Bouhet AFP

Des forces de police anti-émeutes ont tiré à balles réelles sur un groupe de partisans du maire d'Antananarivo, Andry Rajoelina, qui se dirigeaient vers un des bureaux du président malgache Marc Ravalomanana.

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Peu auparavant, le maire de la capitale avait, devant quelque 20.000 partisans, pris la tête d'une «Haute autorité de transition», franchissant une nouvelle étape dans son opposition au régime.

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La crise entre les partisans des deux hommes durent depuis des mois. Elle s'est envenimée en décembre, après la fermeture de la télévision du maire par les autorités. Le maire de la capitale, Andry «TGV», ainsi surnommé pour son caractère fonceur, s'est fait le porte-voix des frustrations de nombreux Malgaches durement touchés par la hausse des prix. Il a également porté sur la place leur ressentiment contre le chef de l'Etat Ravalomanana décrit comme coupé de la population et affairiste.

 

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