De notre correspondant à Los Angeles
«C'est fantastique, c'est avec grande humilité et le sens du devoir que j'accepte» cette nomination, a-t-il déclaré.
Comme chez les socialistes en France, le vote s’est achevé au forceps. Il a fallu six scrutins successifs à l’ancien gouverneur adjoint du Maryland pour triompher de ses cinq adversaires. Le sortant, Mike Duncan, n’était pas vraiment en position de force après la triple claque électorale de novembre (présidentielle, Sénat et Chambre des représentants) subie par les républicains.
«La victoire de cet outsider montre un désir de changement et de tourner la page Bush», estime le site libéral Politico. Les républicains de chez RedState saluent «la victoire de l’homme d’acier» (surnom de Superman et jeu de mot sur Steele), même s’il n’était pas leur «premier choix» -ils souhaitaient la victoire d’un ultraconservateur.
Lors de son discours à la convention républicaine l'été dernier, il parlait lui aussi de changement et d'union.
En général, le RNC ne se choisit pas des profils très charismatiques. A la différence de la France, où un tel poste est le tremplin idéal pour une candidature présidentielle, c’est plutôt rare aux Etats-Unis (à l’exception de George Bush père).