Sous la pression de la population qui multiplie les manifestations, Geir Haarde avait annoncé vendredi la tenue d'élections anticipées le 9 mai et avait en outre dévoilé qu'il ne se représenterait pas pour des raisons de santé. Mais cela n'a pas suffi à calmer les esprits. 5.000 personnes étaient encore dans la rue samedi pour réclamer une démission immédiate du gouvernement. Le même jour, un sondage montrait que la cote de popularité de la coalition était au plus bas au profit du parti Gauche-Verts.
>> Reportage: L'Islande au bord du gouffre
Le chef du gouvernement s'était entretenu tout le week-end avec la dirigeante du parti social-démocrate et ministre des Affaires étrangères Ingibjorg Solrun Gisladottir, pour discuter de l'avenir de cette coalition.
L'Islande, petite île de 320.000 habitants non membre de l'Union européenne, qui avait basé sa prospérité sur un secteur bancaire hypertrophié, a vu son économie terrassée par la crise internationale à l'automne. En octobre, le gouvernement a été contraint de prendre le contrôle à la hâte des trois premières banques du pays, à court de liquidités, suscitant la colère des habitants dont nombre d'entre eux ont perdu leur emploi et ont vu leurs économies partir en fumée.