Barack Obama prête serment une seconde fois

ETATS-UNIS Une erreur du juge lors de la cérémonie officielle lui a fait prononcer le texte dans le désordre...

Julien Ménielle

— 

Barack Obama a pris la décision rarissime de prêter le serment de président une deuxième fois mercredi, après un cafouillage la veille lors de la première cérémonie d'investiture en public, a indiqué la Maison Blanche.

Barack Obama a pris la décision rarissime de prêter le serment de président une deuxième fois mercredi, après un cafouillage la veille lors de la première cérémonie d'investiture en public, a indiqué la Maison Blanche. — Pete Souza AFP

Elle est pas bonne, on la refait. Dans un élan de zèle, Barack Obama a tenu à prêter serment une seconde fois, mercredi, après le cafouillage lors de son investiture. Le président de la Cour suprême John Roberts avait énoncé le texte solennel de la Constitution dans le désordre, provoquant une hésitation chez le Président.

Convoqué pour une séance de rattrapage, le juge Roberts s'est acquitté de sa tâche en 30 secondes chrono, et sans bible. «Etes-vous prêt à prêter serment?», a-t-il demandé à Barack Obama. Ce à quoi ce dernier lui a répondu, goguenard: «Je suis prêt, nous allons faire ça très lentement.»

Douze bals

Lors de la cérémonie officielle, le texte original «Je jure solennellement de remplir fidèlement les fonctions de président des Etats-Unis» avait été remplacé par «Je jure solennellement de remplir les fonctions de président des Etats-Unis fidèlement». Perturbé, Barack Obama avait alors repris la phrase, sortant ainsi du texte constitutionnel. La prestation de serment était cependant tout à fait valide, selon le responsable des affaires juridiques de la Maison Blanche.

Cette fois, les mots ont été prononcés dans le bon ordre, le juge concluant: «Félicitations, une nouvelle fois.» Le premier président américain investi deux fois en 24 heures l'a remercié et a prévenu que «maintenant la mauvaise nouvelle pour les journalistes c'est qu'il y a encore douze bals auxquels il va falloir assister!» Perfectionniste, Barack, mais pas le dernier pour la rigolade.