Crash de l'Hudson river: les boîtes noires semblent confirmer l'hypothèse d'une collision avec des oiseaux

AVIATION Leur analyse vont dans le même sens que les déclarations du pilote...

20minutes.fr avec agence

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L'Airbus contraint à un amerrissage forcé sur l'Hudson river à New York, est sorti de l'eau, le 17 janvier 2009. Il doit être mis au sec pour les besoins de l'enquête.

L'Airbus contraint à un amerrissage forcé sur l'Hudson river à New York, est sorti de l'eau, le 17 janvier 2009. Il doit être mis au sec pour les besoins de l'enquête. — REUTERS

Les premières analyses des boîtes noires de l'Airbus contraint jeudi à un amerrissage d'urgence dans l'Hudson à New York semblent confirmer la thèse d'un impact avec des oiseaux, qui ont stoppé les deux moteurs de l'avion. Celles-ci, récupérées dimanche, enregistrent aussi bien les données du vol que les voix dans le cockpit.

L'enregistrement des conversations dans le cockpit révèle qu'«environ 90 secondes après le décollage, le commandant de bord parle d'oiseaux», a indiqué une enquêtrice. Elle ajoute qu'«une seconde plus tard, l'enregistreur révèle des sons d'impact et une baisse rapide du bruit des réacteurs. Le commandant note la perte de puissance dans les deux moteurs et reprend les commandes».

L'autre boîte noire, qui enregistre une multitude de données de vol, montre également que les deux engins sont tombés en panne simultanément.

>> Voir les images de l'amerissage et les témoignages >>

Ces boîtes ont pu être récupérées après que la carlingue de l'avion, qui avait été remorquée et amarrée à un dock depuis jeudi, a été sortie de l'eau dans la nuit de samedi à dimanche après de nombreuses heures d'efforts.

Seulement cinq minutes se sont écoulées entre le décollage de l'avion et son amerrissage dans le fleuve. La manoeuvre effectué de main de maître par le pilote et la rapidité des opérations de sauvetage ont permis de sauver les 155 occupants du vol 1549 de l'US Airways. Les premières déclarations du pilote affirmaient que c'est un impact avec des oiseaux qui était à l'origine de l'accident.

>> Voir, en 3D, le trajet effectué par l'avion avant d'amerrir.

«Le pare-brise du cockpit était littéralement couvert de grands oiseaux marron foncé, a précisé le pilote. Simultanément, le co-pilote et moi-même, avons entendu des grondements, puis senti l'impact, la puissance des moteurs a diminué et nous avons alors senti une odeur d'oiseaux brûlés», a-t-il ajouté.

Les images de NewYork1 montrent le fuselage de l'appareil en un seul morceau, avec cependant des zones très endommagées sur le ventre de l'appareil, sur les ailes et près des moteurs.

Entamées samedi, les opérations pour sortir la carlingue de l'eau avaient été reportées à plusieurs reprises, les équipes de sauvetage ayant eu du mal à la dégager des eaux agitées et partiellement glacées du fleuve. L'examen de l'avion à sec est crucial pour pouvoir confirmer les causes de l'accident.

Les enquêteurs ont par ailleurs retrouvé samedi un des deux moteurs disparus de l'avion, accroché sous l'aile de l'appareil. Aidés par des sonars, les recherches se poursuivaient dans l'Hudson pour retrouver le deuxième réacteur.