POLITIQUE - Nicolas Sarkozy et le président brésilien affirment leur volonté de travailler main dans la main...
La visite de Nicolas Sarkozy au Brésil se poursuit ce mardi. La crise économique et la volonté d'œuvrer de concert pour tenter d'y remédier ont été les principaux thèmes du deuxième sommet UE/Brésil qui s'est tenu lundi à Rio de Janeiro. Ce sommet, qui a réuni le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva et
le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, est le dernier du chef de l'Etat français Nicolas Sarkozy en tant que président en exercice du Conseil européen.
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L'Europe et le Brésil «doivent parler d'une même voix»
Dans la ligne du partenariat conclu lors du premier sommet en 2007 à Lisbonne, les trois dirigeants ont adopté un plan d'action ambitieux, consacrant le nouveau poids politique et économique du Brésil - «un grand du monde», selon Nicolas Sarkozy - qui réclame une plus grande voix dans la gouvernance économique et politique mondiale. Nicolas Sarkozy et Lula ont affirmé la volonté de l'Europe et du Brésil à «travailler ensemble» pour sortir de la crise et ont appelé à conclure les négociations commerciales du cycle de Doha en 2009 (une ronde de négociations, d'une durée de trois ans, effectuée sous l'égide de l'Organisation mondiale du commerce sur la libéralisation du commerce international). «On ne peut ajourner la libéralisation du commerce», après l'échec de ces négociations, a affirmé le président Lula. En ces temps de crise, il est «essentiel de résister au protectionnisme », a renchéri José manuel Barroso. «Rien ne serait pire que le protectionnisme», a répondu en écho le président français.
«Nous allons travailler d'arrache pied sur la priorité commune Brésil/UE qui est
la préparation du sommet (du G20) de Londres du 2 avril. L'Europe et le Brésil doivent parler d'une même voix pour obtenir les changements fondamentaux dans le fonctionnement du système financier mondial et dans la gouvernance mondiale», a affirmé Nicolas Sarkozy, lors d'une déclaration commune à la presse à l'issue du sommet.
Signature de contrats «extrêmement importants»
Le président français souhaite que l'UE et le Brésil arrivent à Londres «avec une vision commune du rôle futur du FMI (Fonds monétaire international), du système de surveillance des institutions financières». La France a de nouveau appuyé la demande brésilienne d'un siège permanent au Conseil de sécurité de l'ONU. Mais les Européens sont divisés sur le sujet: la France, l'Allemagne ou le Royaume Uni sont pour, l'Italie et l'Espagne contre.
Arrivé lundi matin à Rio de Janeiro, accompagné de son épouse Carla Bruni Sarkozy et d'une délégation d'une trentaine de chefs d'entreprises français, Nicolas Sarkozy reste ce mardi à Rio pour une visite officielle bilatérale. Il signera «des contrats extrêmement importants». Selon le quotidien économique français
«Les Echos», ces contrats devraient porter sur 8,6 milliards d'euros de ventes d'armes dont 5,2 milliards à DCNS (notamment quatre sous-marins à propulsion classique de type Scorpenes), et à Eurocopter (une cinquantaine d'hélicoptères).
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MD avec agence