Le silence et le recueillement après une semaine de manifestations. Samedi soir, à Athènes et Salonique, les jeunes Grecs se sont rassemblés, des cierges à la main, pour honorer la mémoire d'Alexis Grigoropoulos, tué il y a une semaine par un policier.
Dans la capitale, plusieurs centaines de jeunes se sont assis sur l'esplanade de la place centrale de Syntagma, face au Parlement et ont allumé des bougies sur le sol, dans une ambiance bon enfant où certains jouaient de la guitare.
Rassemblements pacifistes
Trois cents personnes, jeunes et adultes, se sont aussi réunis près du lieu où a été tué l'adolescent dans le quartier étudiant contestataire d'Exarchia. Ils ont posé des bougies et déposé des fleurs et d'autres objets. Aucune tension ne prévalait dans le quartier où les policiers étaient absents. Dans l'après-midi, 300 lycéens de l'établissement où étudiait l'adolescent tué et d'autres écoles d'Athènes avaient déjà organisé place Syntagma un rassemblement assis et pacifique.
A Salonique, la deuxième ville du pays, quelque 300 jeunes se sont rassemblés, tenant à la main des cierges allumés près de la Tour Blanche, le monument emblématique de la ville. D'autres manifestations pacifiques se sont déroulées dans la journée à Athènes, Salonique et à Patras dans le Péloponnèse (ouest). Aucun affrontement n'a été signalé par la police, même si les face-à-face ont pu paraître tendus un moment.
Alexis Grigoropoulos a été tué samedi dernier dans la soirée par un policier qui a été inculpé d'homicide volontaire. Sa mort a déclenché une vague de violences urbaines sans précédent dans le pays depuis le rétablissement de la démocratie en 1974.