Le plan Paulson pourrait servir à sauver les constructeurs automobiles

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Publié le 12 décembre 2008.

ETATS-UNIS - Le plan d'aide aux constructeurs a été rejeté par les sénateurs...

Le noyau dur des républicains n'a pas cédé. Le Sénat américain a été incapable de se mettre d'accord jeudi soir sur un plan d'aide aux constructeurs automobiles, livrant ces derniers au spectre d'un dépôt de bilan qui met en péril 2,2 millions d'emplois directs et indirects. Au terme d'une longue journée de tractations, les 100 sénateurs n'ont pu réunir la majorité requise des deux-tiers autour d'un plan d'aide à l'automobile, face à l'opposition farouche des républicains. Le texte avait été adopté jeudi à la Chambre des représentants.

La plan Paulson pour sauver les constructeurs?

La Maison Blanche s'est dite prête vendredi à examiner le recours à un fonds de 700 milliards de dollars initialement destiné au système financier, pour se porter au secours des constructeurs automobiles.

«Etant donné la faiblesse de l'économie américaine, nous allons examiner toutes les options si c'est nécessaire, y compris le recours au TARP (plan Paulson, ndlr), pour empêcher l'effondrement des constructeurs automobiles actuellement en difficulté», a dit la porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino.

>> Tous nos articles sur le plan Paulson dans notre dossier spécial, ici.

Harry Reid, le chef de la majorité démocrate, avait proposé à la Maison Blanche d'utiliser une partie des 700 milliards de dollars afin d'aider l'industrie automobile. Une possibilité qui a toujours été refusée par le secrétaire au Trésor Henry Paulson.

Des millions d'Américains concernés

«Nous n'avons pas été en mesure de franchir la ligne d'arrivée», a reconnu Harry Reid. «Nous pourrions passer toute la nuit, demain, samedi et dimanche, nous n'arriverions toujours pas à franchir la ligne d'arrivée». «Des millions d'Américains, non seulement les salariés de l'automobile, mais aussi les vendeurs, les concessionnaires, tous ceux qui travaillent sur les voitures vont être directement touchés», a-t-il ajouté.

Harru Reid a passé de longues heures jeudi à négocier avec un noyau dur de sénateurs républicains qui refusaient de sauver les trois grands groupes nationaux, General Motors, Chrysler et Ford. Ces derniers réclamaient au départ une aide de 34 milliards de dollars. Les républicains ont exigé que les constructeurs et leurs puissants syndicats s'engagent sur des mesures de restructuration.

Un plan qui «ne pouvait pas marcher»

«Aucun de nous ne veut les voir faire faillite, mais nous ne pouvons rien faire pour les sauver du dilemme où ils se sont mis eux-mêmes», s'est justifié le chef de la minorité républicaine, Mitch McConnell. Il a estimé que le plan de sauvetage «franchement, ne pouvait pas marcher».

La Maison Blanche s'est dite déçue par l'échec du projet de loi et a évoqué le risque de «des dépôts de bilan en catastrophe». «Nous allons évaluer nos différentes possibilités au vu de l'échec au Congrès», a dit un des porte-parole de la présidence américaine, Scott Stanzel.
MD avec agence
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