THAILANDE - L'inquiétude monte, alors que les manifestants gagnent du terrain...
Le Premier ministre thaïlandais s'apprête, ce jeudi, à proclamer l'état d'urgence dans les deux aéroports de Bangkok fermés après avoir été pris d'assaut par des manifestants. Selon l'autorité des Aéroports de Thaïlande, l'aéroport international devrait rester fermé jusqu'à au moins samedi.
Pas de coup d'Etat
Dans sa volonté de «rétablir la normalité», le gouvernement thaïlandais a également demandé aux militaires de rester dans les casernes. Le porte-parole espère ainsi «mettre fin aux rumeurs de coup d'Etat», comme il l'a déclaré à l'issue d'une réunion de crise convoqué par le Premier ministre.
L'armée affirme ne positionner ses chars que «pour une raison stratégique», et dément l'imminence d'un coup d'Etat. Il a donc été demandé aux militaires «de poursuivre leurs obligations normalement et de ne procéder à aucun mouvement, ni d'être en alerte». Un peu plus tôt, un parlementaire du parti au pouvoir avait pourtant appelé le gouvernement à proclamer l'état d'urgence.
Les manifestants gagnent du terrain
La situation en Thaïlande commence même à inquiéter les pays voisins. Ainsi, le Vietnam, le Cambodge et le Laos ont suggéré de reporter le sommet de l'Asean (Association des nations d'Asie du Sud-Est), qui doit se tenir en Thaïlande en décembre prochain.
C’est que les manifestants antigouvernementaux gagnent du terrain. Ces derniers ont bloqué et fermé un second aéroport de Bangkok, Don Mueang. Cet aéroport, spécialisé dans les vols intérieurs, demeurait le seul encore en activité depuis le
blocage de l'aéroport international Suvarnabhumi mardi soir.
Ordre d'évacuer les lieux
Un tribunal thaïlandais leur a ordonné mercredi d’évacuer l’aéroport. «Le droit de manifester est garanti par la Constitution», mais les manifestations «ne doivent pas violer les droits et la liberté des autres personnes», indique l'arrêt du tribunal civil de Bangkok. Un arrêt non suivi d’effets.
Une injonction similaire avait été publiée fin août pour ordonner aux manifestants anti-gouvernementaux qui occupent des édifices gouvernementaux à Bangkok de quitter les lieux. Mais elle avait été annulée par une cour d'appel. Ces édifices sont toujours occupés.
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Avec agence
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