«Txeroki» numéro 1 de l'ETA?

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Publié le 20 novembre 2008.

TERRORISME - Arrêté dans les Hautes-Pyrénées lundi par la police française, il était considéré comme le chef militaire de l'organisation...

«Txeroki» serait-il un pion plus important que prévu au sein de l'ETA? Jusqu'à présent, les autorités espagnoles l'accusaient d'être le chef militaire de l'organisation terroriste, mais le ministre de l'Intérieur affirme que Mikel Garikoïtz Aspiazu, alias «Txeroki», arrêté lundi dans les Hautes-Pyrénées, est en fait le numéro un de l'organisation séparatiste.

Considéré comme responsable de la mort de deux gardes civils espagnols en 2007, le terroriste aurait dirigé l'ensemble de l'organisation séparatiste basque, a annoncé mercredi 19 novembre le ministre espagnol de l'Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba. «En fait «Txeroki» est celui qui détient le plus de pouvoir dans l'organisation», explique Jean Chalvidant, spécialiste de l'ETA, «mais il n'est pas le cerveau. Son poste militaire était essentiel et c'est pour cette raison qu'il était écouté, mais il n'était pas un décideur politique de l'appareil».

Des attentats en représailles


Les autorités espagnoles, qui craignent des attentats en représailles, sont en alerte maximum. «L'Espagne doit s'attendre à un prochain attentat de l'ETA en réponse à l'arrestation lundi de "Txeroki", considéré par Madrid comme l'ex-numéro un du groupe indépendantiste basque armé», a déclaré mercredi le ministre espagnol de l'Intérieur, Alfredo Perez Rubalcaba.

«L'ETA va essayer de nous faire comprendre qu'elle n'est pas si affaiblie», après l'arrestation de Miguel de Garikoitz Aspiazu Rubina, a assuré Rubalcaba sur la radio Cadena Ser. L'organisation «va essayer de le dire parce que, parmi ses prisonniers, ses militants, au sein de la gauche indépendantiste qui soutient la violence, il existe une sensation de faiblesse croissante, presque d'un processus de détérioration inexorable. Les dirigeants de l'ETA devront essayer de rectifier cette sensation, et ils vont le faire», a-t-il affirmé.

ETA a tué plus de 800 personnes depuis la fin des années 1960 pour défendre la cause d'un état basque autonome dans le nord de l'Espagne et le sud de la France, avec sa propre langue et sa culture spécifique. Les séparatistes les plus radicaux rappellent qu'ils ont souffert de la répression du gouvernement espagnol.
MD
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