A contrario, les toilettes sèches sont plus simples à installer. Il s’agit d’un dispositif simple où les excréments sont collectés dans un «seau» et où la traditionnelle chasse d’eau est remplacée par une matière sèche, par exemple des copeaux de bois.
«Chaîne de nutriments»
L’association Toilettes du monde s’est même spécialisée dans une version un peu plus élaborée: les toilettes sèches à séparation des urines. «Cela permet à la fois de répondre à l’urgence sanitaire et de contribuer au développement durable», explique Nathanaël Legeard, coordinateur technique de l’association.
Après traitement, l’urine peut être utilisée comme fertilisant, et les matières fécales peuvent être compostées. Une utilisation agricole qui permet de «mettre en place une chaîne des nutriments», affirme-t-il. Mais Nathanaël Legeard reconnaît qu’il est difficile de mobiliser les acteurs politiques sur ce sujet. «Il sera toujours plus valorisant d’inaugurer un puits que des toilettes», déplore-t-il.