Rencontre entre Sarkozy et le dalaï lama, Pékin n'est pas zen

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Publié le 14 novembre 2008.

DIPLOMATIE - La Chine a averti Paris d'une nouvelle dégradation des relations franco-chinoises...

Coup de froid sur les relations entre Paris et Pékin. Alors que Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi qu'il rencontrerait le dalaï lama le 6 décembre, Pékin met en garde. Le président français rencontrera le leader bouddhiste lors d'un déplacement en Pologne, où les deux hommes se trouveront pour assister aux cérémonies du 25e anniversaire de l'attribution du prix Nobel de la Paix à Lech Walesa. Une rencontre qui n'est pas au goût des autorités chinoises qui considèrent le dalaï lama comme un «sécessionniste».

Pékin met les formes, mais le ton est ferme

«Les relations entre la France et la Chine et entre l'Europe et la Chine se sont améliorées et se développent bien, cela a été obtenu non sans efforts et mérite d'être préservé», a souligné le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Qin Gang, réagissant à l'annonce jeudi de la rencontre le 6 décembre entre le dirigeant français et le chef spirituel tibétain.

«Nous appelons la France à considérer les intérêts généraux, à préserver le principe d'une seule Chine, à respecter ses engagements, à prendre en considération les inquiétudes chinoises et à gérer correctement ce problème pour promouvoir le développement stable des relations sino-françaises et sino-européennes», ajoute-t-il dans un communiqué. Une formulation traditionnellement utilisée par la diplomatie chinoise pour mettre en garde contre une dégradation des relations bilatérales.

Des relations tendues

Les relations entre la France et la Chine avaient connu une période de vives tensions après les émeutes du mois de mars au Tibet. Puis, le passage houleux de la flamme olympique à Paris avait déclenché la colère de Pékin et des Chinois l'été dernier. Des appels au boycott des produits français avaient même été lancés. La visite express à Pékin de Nicolas Sarkozy à l'occasion de la cérémonie d'ouverture, après la reprise du dialogue entre Pékin et les représentants du leader spirituel tibétain, avait permis la réconciliation entre les deux pays.

L'absence de rencontre entre Nicolas Sarkozy et le leader tibétain âgé de 73 ans à l'occasion de la visite de ce dernier en France en août avait été critiquée. Les autorités françaises avaient été accusées de ne pas vouloir fâcher la Chine.

Carla Bruni-Sarkozy, avait, elle, participé le 22 août à une cérémonie religieuse en compagnie du chef spirituel tibétain dans l'Hérault aux côtés du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et de la secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, Rama Yade.
MD avec agence
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