NAIROBI - Les participants réunis au Kenya ont demandé un «cessez-le-feu» immédiat...
Un corridor humanitaire pour le Nord-Kivu, mais aussi un «cessez-le-feu». C'est ce que réclament ce vendredi les participants du
sommet international sur le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), réunis à Nairobi.
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Les présidents de la RDC et du Rwanda, impliqués dans le conflit, et les autres participants, ont également exigé «la mise en oeuvre immédiate» de tous les accords déjà signés «pour assurer une paix et une stabilité politique durables» dans l'est du pays.
Kinshasa et Kigali se renvoient la balle
Le gouvernement rwandais a une nouvelle fois reproché au gouvernement de Kinshasa de n'«avoir rien fait» pour désarmer les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Congo (FDLR), contrairement aux accords signés par les deux pays. A l'inverse, Kinshasa accuse le voisin rwandais de soutenir les hommes de Laurent Nkunda.
«Un autre sommet pour rien», conclut Bertrand Bisimwa, porte-parole de la rébellion de Laurent Nkunda, qui s'était d'emblée montrée sceptique quant à son issue.
Des civils tués «délibérément»
Montrée du doigt pour son inactivité, la Monuc (la force internationale) s'est dite «extrêmement préoccupée» par des rapports qui «concernent des exactions graves contre des civils, y compris des exécutions sommaires» qui auraient été perpétrées par les rebelles.
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L'organisation de défense des Droits de l'homme Human Rights Watch (HRW) accuse en effet les hommes de Laurent Nkunda et les miliciens pro-gouvernementaux Maï-Maï d'avoir causé la mort d'au moins 100 civils, et d'en avoir blessé plus de 200 autres, parfois «délibérément», depuis que les affrontements ont repris fin août 2008.
J.M. avec agence