NORD KIVU - Les rebelles ont rompu leur cessez-le-feu le jour de l'arrivée à Goma du Premier ministre Adolphe Muzito...
Les
hommes de Laurent Nkunda ont rompu le cessez-le-feu qu'ils avaient décrété unilatéralement le 29 octobre dernier. Des combats les ont opposé, ce mardi, à des miliciens locaux Maï-Maï, alliés de l'armée congolaise, près de
Rutshuru, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC).
En fin d'après-midi, ces derniers ont annoncé leur repli, tout en promettent une reprise de l'offensive dès mercredi. Depuis le 29 octobre, les rebelles sont postés aux portes de
Goma, principale ville du Nord-Kivu. La petite base de la Mission des Nations unies en RDC (Monuc) qui y est installée a été «prise au milieu de tirs croisés» selon sa porte-parole.
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Ces combats interviennent le jour-même de l'arrivée à Goma d'Adolphe Muzito, tout nouveau Premier ministre de la RDC. Ce dernier a en effet entamé une tournée de trois jours dans l'est du pays, afin de «réconforter la population», selon un de ses proches. Il compte ainsi se démarquer de son prédécesseur, vivement critiqué pour son immobilisme.
Plus tôt dans la journée, avant le début des combats, l'ONU avait annoncé un renforcement de sa présence à Goma, par la voix de son secrétaire général adjoint. Alain Le Roy espère porter à 1.500 le nombre de casques bleus sur place, contre un millier actuellement. La Monuc, plus importante mission de paix sur la planète, compte 17.000 soldats sur l'ensemble du territoire.
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J.M. avec agence
Choléra
Médecins sans frontières (MSF) annonce qu'une centaine de cas de choléra ont été recensés parmi les déplacés de la région de Goma.
«69 cas de choléra ont été recensés depuis une semaine dans les quatre camps de déplacés situés autour de Goma, et 20 à Kitchanga (une cinquantaine de km au nord-ouest de
Goma)», rapporte l'organisation humanitaire, dans un communiqué.
«A Buturande, près de
Rutshuru, il y a 5 à 10 cas recensés par jour».
MSF s'inquiète du manque de nourriture dans la zone, et «reste très préoccupée par les dizaines de milliers de personnes qui sont toujours sur les routes».
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) évalue à 2,5 millions le nombre de personnes menacées par des épidémies de choléra mais aussi de rougeole et demande davantage de moyens pour leur venir en aide.