PIRATERIE - Il s'agit des dix membres, dont six Français, de l'équipage d'un navire du groupe français Bourbon...
Dix membres d'équipage, dont six Français, d'un navire du groupe français Bourbon opérant sur un terminal pétrolier au large du
Cameroun, ont été pris en otage dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué le groupe basé à Marseille à l'AFP ce vendredi.
Les Bakassi Freedom Fighters, groupe rebelles qui remet en cause la souveraineté du Cameroun sur la presqu’île, ont annoncé par téléphone à l'AFP détenir les 10 personnes enlevées au large de Bakassi. Ils affirment que les otages sont «en bonne santé» et sont «bien traités» mais menacent de les tuer «un par un à partir de lundi» si le gouvernement camerounais ne négocie pas avec eux.
Le centre de crise du Quay d'Orsay activé
Le ministère des Affaires étrangères «confirme l'attaque d'un navire français par des individus armés dans les eaux camerounaises» dans un communiqué. Bernard Kouchner a demandé «que soit immédiatement activé le Centre de Crise du ministère».
Aucune des dix personnes enlevées n'a été blessée lors de l'opération, et les cinq autres membres d'équipage du navire attaqué, le «Bourbon Sagitta», sont en sécurité, précise une porte-parole du groupe Bourbon.
Individus armés à bord de trois «fly boat»
L'enlèvement s'est produit vers minuit, alors que le navire était «en support d'une opération de chargement de brut sur un terminal pétrolier offshore à 180 kilomètres au large de
Douala», indique la même source. «Des individus armés à bord de trois “fly boat” ont abordé le navire et sont repartis avec 10 des 15 membres de l'équipage», a déclaré la porte-parole.
Le navire attaqué, affrété par Total, relie les plate-formes pétrolières du secteur. «C'est le même mode opératoire» que lors de différents enlèvements d'étrangers dans le sud du Nigeria, selon une source diplomatique. Une réunion de crise avait lieu ce vendredi matin au siège de la compagnie pétrolière Total, a indiqué à l'AFP le groupe pétrolier français.
Avec agence