COLOMBIE - C'est ce qu'a déclaré l'Elysée ce lundi...
La France accordera l'asile politique au guérillero des Farc qui a fui avec Oscar Lizcano, otage de la guérilla depuis huit ans, «sous réserve de vérification de sa situation judiciaire», a indiqué ce lundi l'Elysée.
Nicolas Sarkozy prêt à tenir ses promesses
«Le président Sarkozy reste sur la même ligne. Pour aider à la libération d'otages, il avait dit qu'il accepterait d'accorder l'asile à des membres des Farc. Ceci à deux conditions : qu'ils soient repentis, et qu'il ne soient pas sous le coup de procédures judiciaires où que ce soit dans le monde», a-t-on précisé à l'Elysée.
«La France n'a pas abandonné les prisonniers des Farc et les otages au motif qu'Ingrid Betancourt a été libérée. On a continué à agir pour faire libérer les otages et l'offre que nous avons faite, nous la mettons en oeuvre», a déclaré le Premier ministre François Fillon.
Le président colombien Alvaro Uribe avait affirmé dimanche que la France avait accepté d'accorder l'asile politique à ce guérillero.
Le geôlier a pris la fuite avec son prisonnier
Ce dernier a pris la fuite avec l'ex-parlementaire Oscar Tulio Lizcano, dont il était le principal geôlier et qui a été libéré dimanche après huit ans aux mains de la guérilla colombienne.
Agé de 63 ans, Oscar Tulio Lizcano avait été enlevé en août 2000 par les Farc, à quelque 380 km à l'ouest de Bogota.
Le Premier ministre François Fillon avait proposé le 19 décembre 2007
que la France accueille des membres des Farc qui seraient libérés en échange d'otages de cette guérilla.
Avec agence