Scanners corporels dans les aéroports: les eurodéputés ne veulent pas être mis à nu

86 contributions
Publié le 23 octobre 2008.

SECURITE - Le projet d'introduire à l'échelle européenne ces appareils où les passagers apparaissent dans le plus simple appareil a provoqué un tollé mercredi dans les rangs des parlementaires européens...

Un peu de pudeur dans un monde de brutes. Le projet d'introduire à l'échelle européenne des «scanners corporels» dans les aéroports a suscité ce mercredi un tollé dans les rangs des eurodéputés.

Alternative à la fouille manuelle, les scanners corporels font apparaître les passagers dans le plus simple appareil. Plus pratique pour tout le monde? Surtout plus agréable pour le personnel aéroportuaire qui pourra se gausser devant les parties génitales d’un monsieur, pensent les eurodéputés.

Dans un projet de résolution commune qui doit être voté jeudi, ils estiment que les conditions pour prendre une décision en la matière «ne sont pas encore réunies», et réclament de Bruxelles des études sur l'impact économique, éthique, et sur la santé humaine de ces appareils déjà utilisés en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Suisse.

«Voir si une femme a de gros ou de petits seins»

Ils émettent «des doutes» quant à la justification de la mesure, envisagée par la Commission européenne, et «sa nécessité dans une société démocratique».

«Ces appareils permettent de voir jusqu'aux parties génitales, si une femme a de gros ou de petits seins», s'indigne le social-démocrate et gentleman bavarois Wolfgang Kreissl-Dörfler qui voit là l'illustration de la «paranoïa des ministres de l'Intérieur»des 27 en matière de terrorisme.

L'élue verte Eva Lichtenberger assure pour sa part que ces appareils «mettent gravement en cause les droits fondamentaux et la protection de la dignité humaine. Il semble qu'on ne se soit même pas préoccupé de savoir s'ils représentaient un gain réel en matière de sécurité».

«Les images ne seront jamais conservées»

Sommé de s'expliquer par le Parlement sur ce projet, le commissaire européen aux Transports, l'Italien Antonio Tajani, a affirmé n'avoir encore «pris aucune décision»: «Le scanner corporel ne sera jamais rendu obligatoire, c'est une alternative aux fouilles manuelles».

«Dans les aéroports où ils existent, beaucoup de passagers choisissent de passer par les scanners corporels», confie Tajani précisant que personnellement, il considérait «qu'une fouille manuelle était plus désagréable que le passage dans un scanner. Mais chacun est libre de choisir». Voilà un commissaire décomplexé qui n'a rien à cacher.

Il tient cependant à ajouter que «pour ce qui est des images, elles ne seront pas enregistrées et ne seront jamais conservées.» Chers lecteurs, il ne manquerait plus qu’une sextape de vous à l’aéroport...
M.Gr. (avec agence)
Emploi

En partenariat avec Monster.fr

  • Trouvez le poste qui vous convient

    Retrouvez les dernières offres d'emploi sur toute la France et dans tous les secteurs avec 20minutes.fr et Monster.fr

publicité
publicité
publicité
publicité
Les dernières contributions

Chargement des contributions en cours

Réagissez à cet article
Vous souhaitez contribuer ? Inscrivez- vous, ou .
Confirmer l'alerte de commentaire
Annuler
publicité
publicité
Se connecter avec Facebook
S'identifier sur 20minutes.fr