En France, la crise commence à se propager à de nombreux secteurs de l'économie. En cause : les crédits, de plus en plus difficiles à obtenir. Au troisième trimestre 2008, le prix des logements anciens a baissé de 2,9 % par rapport à la même période en 2007, selon une étude de la Fnaim. Son secrétaire général, Jean-François Buet, estime que les prix vont continuer à chuter. La raison ? « Un durcissement des conditions bancaires de crédit, avec des mesures drastiques sur les apports personnels, et les durées de remboursement. »
L'emploi, lui aussi, flanche. La crise pourrait engendrer « plusieurs centaines de milliers de chômeurs », selon Jean-Christophe Le Duigou, le secrétaire confédéral de la CGT. En août dernier, on comptait déjà 41 300 inscrits supplémentaires à l'ANPE par rapport à juillet. Hier, le PDG du promoteur immobilier Nexity a prévenu que 180 000 salariés du bâtiment pourraient se retrouver au chômage. Pour Jean-François Roubaud, président de la CGPME, les ennuis ne font que commencer. « Ce sont les PME qui créent l'emploi, affirme-t-il, et quand elles n'ont plus de liquidités, elles commencent par limiter le recours à l'intérim, puis cessent d'embaucher, avant de licencier. »