BANGKOK - Deux morts et 443 blessés, les affrontements se poursuivent devant le Parlement thaïlandais...
Au lendemain d’
une journée de chaos à Bangkok, où l’armée a été déployée, le bilan des violences s’est élevé à deux morts. L’un d’entre eux est décédé dans l’explosion d’une voiture piégée. Les affrontements entre manifestants anti-gouvernementaux et forces de l’ordre ont aussi fait 443 blessés, dont 20 policiers.
Le royaume dans l’impasse
Pour le quotidien «
Bangkok Post», la Thaïlande est maintenant «au bord de l'anarchie». «The Nation», qui publie sur son site
des photos des événements, avertit dans un
éditorial que le dialogue est «la seule façon d'avancer» et de sortir de «l'impasse» dans laquelle est enfermée le royaume depuis près de trois ans.
Depuis le début de l’année, la Thaïlande est profondément divisée entre partisans et adversaires de Thaksin Shinawatra, ancien premier ministre chassé du pouvoir par un putsch en 2006. Poursuivi pour des dizaines d’affaires de corruption, Thaksin Shinawatra a demandé ce lundi l’asile politique à la Grande-Bretagne où il est réfugié depuis août dernier. Les élections législatives de décembre 2007 avaient ramené ses proches au pouvoir.
«Une société résistante»
Somchai Wongsawat, chef du gouvernement élu depuis le 17 septembre dernier et beau-frère de Thaksin Shinawatra, a annoncé hier qu’il refusait d’envisager de démissionner ou d’appeler à des élections anticipées. La police a renforcé la sécurité autour de sa résidence.
Il a tenté de rassurer la communauté internationale lors d’une réunion où il a réuni les 67 ambassadeurs étrangers en poste à Bangkok. «La Thaïlande est une société résistante et a été capable dans le passé de surmonter des tempêtes politiques avec une grande force», a-t-il affirmé. La réunion a toutefois dû être écourtée à la suite de rumeurs selon lesquelles des manifestants antigouvernementaux marchaient sur le ministère des Affaires étrangères.
Avec agence