ECONOMIE – La Belgique serait la première visée en cas d'effet domino...
Alors que les Etats-Unis se dirigent timidement vers une porte de sortie, la crise financière menace l’Europe. Et plus particulièrement la Belgique, dont la première banque, Fortis est gravement en difficulté. L'action Fortis a perdu plus du tiers de sa valeur ces deux dernières semaines. Et ces difficultés coïncident avec
l'achat d'une partie du néerlandais ABN Amro, Fortis cherchant encore à boucler le financement de cette opération de 24 milliards d'euros.
Des réunions de crise ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche en Belgique et aux Pays-Bas, où les autorités tentent de trouver une solution aux problèmes de Fortis afin d'éviter que la crise financière ne se propage en Europe.
Une reprise totale ou partielle de Fortis par un concurrent
«Nous sommes en contacts permanents avec les autorités de surveillance (…) y compris la banque centrale européenne et tous nos collègues luxembourgeois, néerlandais ou français pour voir quelle est la situation exacte chez nous comme dans les pays voisins et quelles sont les solutions possibles», a indiqué le ministre belge des Finances Didier Reynders à la télévision publique RTBF.
«J’espère que les nouvelles américaines vont un peu aider à trouver des solutions si effectivement une intervention est mise en place, mais tout est ouvert aujourd’hui en matière de recherche de soutien au secteur», a-t-il ajouté. La presse évoquait dimanche une reprise totale ou partielle de Fortis par un concurrent. Les groupes français BNP Paribas et néerlandais ING seraient les mieux placés.
Nadia Daam avec agence