Un avertissement. Selon tous les experts, l'attentat survenu hier à Islamabad est un message d'Al-Qaida et des talibans à l'intention des autorités pakistanaises et américaines. Ces dernières semaines, elles ont intensifié leurs attaques contre les repaires des forces islamistes du nord-ouest du pays.
S'il ne veut pas faire face à des attaques répétées, le gouvernement pakistanais « doit mettre au point une stratégie qui combine les aspects politiques, militaires et de développement durable », a averti ce week-end un général pakistanais à la retraite. Ce ne sera pas chose facile.
Dans une note datée du 9 septembre, Olivier Guillard, chercheur à l'Iris décrit un pays gangrené par les guerriers de l'islamisme radical. Appuyés, de façon plus ou moins directe, par les troubles services de renseignements pakistanais (ISI), ils ne cesseraient de gagner en puissance, se déployant, de plus en plus fréquemment, contre les quelque 70 000 soldats des forces internationales présentes en Afghanistan.