Ehoud Olmert ne quittera pas le pouvoir avec les honneurs. Le Premier ministre et chef du parti Kadima, qui votait hier pour désigner son remplaçant, laisse un bilan calamiteux : des affaires de corruption et une guerre ratée au Liban en 2006. Mais il s'accroche à l'espoir de conclure un accord avec les Palestiniens d'ici à la fin de l'année. Cette semaine, il a d'ailleurs rencontré le président Mahmoud Abbas à Jérusalem. Olmert et Abbas se voient environ deux fois par mois depuis la relance des négociations de paix israélo-palestiniennes en novembre 2007 à Annapolis, aux Etats-Unis.
Les Palestiniens demeurent sceptiques sur un accord si rapide. Même si Olmert restera à la tête d'un gouvernement de transition tant que son successeur n'aura pas formé un cabinet ou, à défaut, jusqu'à des élections anticipées l'an prochain, il leur semble peu probable que, dans sa position, il puisse prendre des décisions au sujet de la paix. Reste, selon Tamara Cofman Wittes, de la Brookings Institution, un processus qui « a une valeur à lui seul ». Et qui pourrait permettre à la prochaine administration de partir sur de bonnes bases.
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