Machine arrière. La Géorgie, qui avait annoncé mardi le début du départ des forces russes d'un village proche de l'Abkhazie, a déclaré hier que cette information, diffusée par leurs autorités, était « erronée ». Aucun signe tangible d'un retrait russe de Géorgie n'est perceptible. Washington a dénoncé « une violation manifeste » du cessez-le-feu, Moscou ayant aussi décidé de maintenir environ 3 800 soldats en Ossétie du sud et en Abkhazie.
Parallèlement, la Russie et l'Union européenne divergent sur la future mission d'observation européenne, deux jours après la conclusion d'un accord prévoyant le départ de la totalité des forces russes de Géorgie, hors territoires séparatistes, d'ici au 10 octobre. La Russie a exclu l'envoi de ces observateurs européens en Abkhazie et en Ossétie du sud, contredisant le président en exercice des vingt-sept, Nicolas Sarkozy. L'UE a rétorqué qu'elle comptait déployer ses 200 observateurs « partout ».
La Russie risque donc encore de donner du fil à retordre à l'UE. D'autant que Tbilissi a affirmé que les Russes avaient tiré hier sur un poste de police géorgien, tuant un policier. F. V. avec AFP