Vingt ans après sa création et sept ans après le 11 Septembre 2001, Al-Qaida divise officiels et experts internationaux. L'organisation terroriste est-elle en déclin, ou plus dangereuse que jamais ? Les optimistes se félicitent de la « quasi-défaite » des émules d'Oussama ben Laden en Irak, de l'incapacité, depuis trois ans, à organiser de spectaculaires attentats en Occident, ainsi que du retournement de larges pans des opinions publiques dans les pays arabes ou musulmans, horrifiés par les victimes civiles provoquées par les attaques-suicide.
Mais les pessimistes soulignent la liberté d'action quasi-totale dont bénéficie la nébuleuse terroriste dans les zones tribales du Pakistan et dans des régions entières en Afghanistan, où des volontaires affluent du monde entier. Ils notent également l'impossibilité d'entraver la propagande djihadiste violente sur Internet et le rôle d'inspirateurs et d'instigateurs que continuent de jouer l'insaisissable fondateur d'Al-Qaida et son adjoint Ayman Al-Zawahiri.