COMMEMORATIONS - Les politiques américains rendent hommages aux victimes des attentats du World Trade Center...
Barack Obama et John McCain font une pause dans leur course à la Maison Blanche. Les deux candidats ont consacré leur jeudi après-midi à la commémoration des événements du 11-Septembre 2001. Les deux hommes ont déposé chacun une rose dans le bassin où des milliers d'autres roses avaient été jetées dans la matinée par des proches des quelque 3.000 personnes mortes dans les attentats.
Obama et McCain avaient auparavant descendu en se parlant et en souriant la rampe qui conduit au terre-plein où se dressaient les tours jumelles du World Trade Center (WTC), détruites dans les attentats.
«Aujourd'hui, nous commémorons une journée où le monde s'est brisé», a déclaré le maire de New York, Michael Bloomberg en ouverture des cérémonies, à 8h40 locales (14h40, heure de Paris).
Quadruple minutes de silence
Sur le site de Ground Zero, où s'élevaient, il y a sept ans encore, les Twin Towers, le maire a demandé à la ville d'observer une minute de silence. Il était alors 8h46, heure précise à laquelle le premier avion heurtait une tour il y a sept ans.
Trois autres moments de recueillement ont ponctué la matinée, à l'heure à laquelle un deuxième avion avait frappé la deuxième tour, puis à celles où les deux gratte-ciel s'étaient successivement effondrés.
Les noms des 3.000 victimes de l'attentat ont été récités, avant que leurs proches ne leur rendent hommage au micro.
La politique «mise de côté»
Après son déjeuner avec Bill Clinton, Barack Obama rejoindra John McCain. Les deux rivaux traverseront en silence le vaste chantier qu'est toujours Ground Zero.
«Il n'y aura pas de discours», a indiqué mercredi un porte-parole du candidat démocrate, Linda Douglass. «La politique est mise de côté dans des moments pareils», a-t-elle ajouté.
De son côté, le président George W. Bush a inauguré au Pentagone le premier mémorial dédié aux victimes des attentats du 11 septembre 2001. Il a rendu hommage à ses «héros» et se félicitant de l'absence d'attentats depuis lors sur le sol américain.
J.M. avec agence