Tbilissi a demandé hier à la Cour internationale de justice, la plus haute juridiction de l'ONU, d'ordonner d'urgence à la Russie de cesser le « nettoyage ethnique » en Ossétie du Sud et en Abkhazie, ainsi que dans les zones géorgiennes occupées. La Géorgie estime à 150 000 le nombre de Géorgiens déplacés depuis l'intervention russe en Ossétie du Sud le 8 août, en riposte à une tentative ratée de Tbilissi de reprendre le contrôle de ce territoire séparatiste.
Les « déplacés » ont été victimes d'une « campagne de persécution » de la Russie, affirme Tbilissi, qui assure que « les discriminations se poursuivent ». La Géorgie accuse Moscou de violer la « Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965 ». En attendant un jugement, qui pourrait prendre des mois voire années, la Géorgie demande des mesures dites « conservatoires », pouvant être prises rapidement.