DIPLOMATIE – Cela faisait 55 ans qu’un chef de la diplomatie américaine n’avait pas foulé le sol libyen…
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, est arrivée vendredi après-midi à
Tripoli pour une rencontre historique avec le leader libyen Mouammar Kadhafi, ex-bête noire des Etats-Unis. Elle doit rencontrer d'abord le ministre des Affaires étrangères Abdel Rahman Chalgham, avant de partager un repas d'Iftar, qui marque la rupture du jeûne du Ramadan, avec le colonel Kadhafi.
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Succès diplomatique
Cela faisait 55 ans qu’un chef de la diplomatie américaine n’avait pas foulé le sol libyen. La visite de Rice est une façon de montrer à la Corée du Nord et l'Iran les bénéfices qu'on peut récolter en renonçant à ses armes de destruction massive. «La Libye est un exemple qui montre que, si certains pays font un choix différent de celui qu'ils font actuellement, ils peuvent avoir des relations différentes avec les Etats-Unis et le reste du monde, et que nous tiendrons nos promesses», a indiqué le porte-parole du département d'Etat, Sean McCormack.
Pour le Libye, la visite de Rice scelle une fois pour toute son retour sur la scène internationale, déjà
amorcée avec la visite de Mouammar Kadhafi en France, en décembre dernier. Cette visite représente également un succès retentissant pour sa nouvelle diplomatie conciliante, sous l'impulsion de Seif Al-Islam, fils du colonel Kadhafi.
Rice en Algérie et au Maroc
Rompues en 1981, en raison du soutien présumé de la Libye au terrorisme, les relations entre Washington et Tripoli n'ont été rétablies qu'en 2004, après l'annonce par Mouammar Kadhafi que son pays renonçait à acquérir des armes de destruction massive.
Après une courte conférence de presse commune avec Abdel Rahman Chalgham, Condoleezza Rice a prévu de quitter Tripoli dans la nuit pour se rendre en Tunisie, prochaine étape de sa tournée qui doit également la mener en Algérie et au Maroc.
Avec agence