ENERGIE - Alors que Gustav s'éloigne des Etats-Unis sans avoir fait de dégâts majeurs, le baril de pétrole plafonne sous les 110 dollars...
Gustav n’a pas fait flamber les cours du pétrole, au contraire. Ils ont chuté de façon spectaculaire mardi, atteignant même les 105,46 dollars, alors que la menace d’un remake de Katrina avait été définitivement écartée. Les installations pétrolières du Golfe du Mexique ont été épargnées. Elles n’ont pas encore été remises en route complètement.
La chute des cours de mardi est la plus importante depuis vingt ans. Le baril de brent tente maintenant de se stabiliser dans la zone des 109 dollars (environ 75,70 euros) dans un marché très nerveux ce mercredi matin. Le niveau des cours correspond à celui d’avril dernier. La baisse est flagrante, quand on sait que le 11 juillet dernier, il avait atteint un record de plus de 147 dollars. Les analyses prédisant un baril autour des 100 dollars ont cependant été abandonnées.
Cette chute spectaculaire des cours de l'or noir permet aussi au dollar de rebondir à 1,44 dollar par euro, soit son meilleur niveau depuis six mois.
Des répercussions pour les consommateurs
Plusieurs associations françaises de consommateurs ont réclamé une baisse des surtaxes appliquées par les compagnies aériennes pour compenser la hausse du prix du baril de brut.
Air France, par exemple, avait procédé à des augmentations allant de 21 euros pour un vol intérieur, à 135 euros pour un «très long-courrier». Une mesure instaurée début juillet, qui n'avait pas été remise en cause alors que ce prix a baissé continuellement depuis un mois et demi.
Les voyageurs devraient finalement obtenir gain de cause. Ce mercredi, un responsable annonce que la compagnie pourrait baisser sa surcharge carburant «d'ici le 9 septembre». Une baisse de 2 à 14 euros, suivant la longueur du vol. Elle pourrait être suivie d'une autre, si le prix du baril se maintient.
M. Gr.