La Géorgie a gardé intact son corridor de transit de ressources énergétiques vers l'Ouest, mais le conflit armé qui l'oppose à la Russie pourrait semer le doute sur sa fiabilité. « On ne peut plus dire que la Géorgie est un pays de transit sûr », assène Suzanne Nies de l'Ifri. La Géorgie abrite deux oléoducs et un gazoduc, contrôlés par le groupe britannique BP, qui partent de Bakou (Azerbaïdjan). Un conduit aboutit dans le port géorgien de Soupsa (mer Noire), les deux autres vont en Turquie.
L'UE, qui veut réduire sa dépendance au gaz russe, a en projet un gazoduc Nabucco, dont le point de départ serait la frontière turco-géorgienne et qui permettrait de s'approvisionner en Asie centrale. Mais, aujourd'hui, difficile d'imaginer un tel projet sans un assentiment russe. Et, du fait de la crise, celui-ci paraît bien loin.