Douleur et fatalisme mercredi soir à l'aéroport de Madrid

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Publié le 21 août 2008.

MADRID - Témoignages après l'accident d'avion qui a fait 153 morts à Madrid mercredi...

19 survivants et 153 morts, tel est le terrible bilan de l'accident d'un avion Spanair à l'aéroport Barajas de Madrid, ce mercredi. Témoignages.

«J'ai vu une grande boule de feu au bout de la piste», relate un témoin interrogé par le quotidien El Mundo, présent au moment du crash. «J'ai même vu de chez moi un grand nuage de fumée sur la piste de l'aéroport», raconte à 20 Minutes une madrilène qui habite à Paracuellos de Jarama à 20 km de Madrid.

«C'était horrible, il ne reste rien de ce qui aurait pu paraître à un avion, tout était brûlé», «je n'ai jamais vu rien d'aussi semblable à un enfer», racontent des témoins interviewés par le quotidien El País. «C'est le plus terrible accident qui ait jamais eu lieu à Madrid», soupire un touriste sur le point de voler. Le jeune homme se rappelle de l'accident le plus grave qu'ait connu l'Espagne en mars 1977 à l'aéroport de Los Rodeos sur l'Ile de Tenerife lorsque le choc de deux avions avait provoqué la mort de 583 personnes.

Deux ans après l'attentat d'ETA qui a eu lieu au sein du même terminal, le T4, de l'aéroport de Barajas au mois de décembre 2006, les médias espagnols rappellent que l'énorme dispositif de sécurité déployé au moment de l'accident «ressemblent à celui mis en place lors des attentats d'Atocha du 11 mars», selon un secouriste interrogé par la Radio nationale d'Espagne. Une cellule d'attention psychologique a été rapidement mise en place pour aider les familles qui ont perdu un proche. Environ 170 personnes ont été déployées pour venir au secours des victimes.

Les familles des victimes commencent à metre en cause la vetusté de l'avion ou accusent les compagnies aériennes d'«économies» pensant que «la crise pourraient peut-être affecter la maintenance de certains appareils». A l'aéroport, la tristesse et la stupeur se lisent sur les visages des nombreux touristes qui se pressent aux panneaux d'affichage pour prendre note des nombreux retards des vols.
 
Quelques touristes prêts à prendre le vol de 22h15 avec la même compagnie pour les Iles Canaries racontent quelle chance ils ont eu d'avoir échappé au terrible accident. «Je suis très triste mais je n'ai pas peur», avoue une femme prête à s'embarquer avec la compagnie Vueling. «Ca peut arriver n'importe où et n'importe quand. Et puisqu'il y a une catastrophe aujourd'hui, il y a peu de chances que ca se répétera le même jour», remarque-t-elle.
A. Bi.
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