CONFLIT - Il a toutefois estimé «normal» que la Russie défende ses intérêts...
La tâche s’avère compliquée pour Nicolas Sarkozy -président en exercice de l'Union européenne- qui mène une
médiation dans le conflit russo-géorgien. Sa stratégie : ne pas fâcher la Russie tout en lui demandant de tenir parole dans ses engagements de paix. Ainsi le président Français a appelé ce mardi à
Moscou à «donner corps à un cessez-le-feu», après l'annonce d'un arrêt des hostilités russo-géorgiennes, insistant sur l'importance de la Russie «pour la stabilité et pour la paix» dans le monde. La Russie a entamé ce vendredi une contre-attaque en Ossétie du Sud après le déclenchement par la Géorgie d'une offensive militaire pour reprendre le contrôle de son territoire séparatiste, soutenu par Moscou.
Pour Sarkozy, il est «normal» que la Russie défende ses intérêts
«Il est parfaitement normal que la Russie veuille défendre ses intérêts ainsi que ceux des Russes en Russie et des russophones à l'extérieur de la Russie», a estimé le président français. «Il est normal également que la communauté internationale veuille garantir l'intégrité, la souveraineté et l'indépendance de la Géorgie», a-t-il toutefois aussi souligné. En effet, Moscou a justifié son intervention en Ossétie du Sud par la nécessité de protéger ses forces de maintien de la paix déployées sur place ainsi que ses citoyens, la plupart des Ossètes du Sud ayant un passeport russe et parlant russe.
Le président français a aussi mis l'accent sur l'importance, aux yeux de Paris, de la Russie sur la scène internationale, évoquant notamment la crise du nucléaire iranien. «Je viens à Moscou en tant que président de l'Union européenne, une Europe qui considère la Russie comme une grande puissance et qui peut comprendre que les dernières décennies n'ont pas été faciles et apaisées pour la Russie», a-t-il dit.
Sarkozy prône le dialogue avec la Russie
«Le monde a besoin de la Russie pour la stabilité et pour la paix», a souligné Nicolas Sarkozy. «Je n'ai pas écouté tous les conseils de ceux qui me disaient de ne pas venir. Il me semble très compliqué de résoudre des crises elles-mêmes compliquées si on ne se parle pas», a-t-il également lancé.
Cependant pour Nicolas Sarkozy, la situation reste délicate: les Européens sont divisés sur l'attitude à adopter à l'égard de la Russie. D'anciens pays satellites et républiques de l'URSS comme la Pologne et les Etats baltes en appellent à plus grande fermeté contre ce qu'ils qualifient de «politique impérialiste» de la Russie.
Avec agence