COMMERCE - L'Union européenne ne s'est toujours pas mis d'accord sur les négociations à l'OMC...
Les Etats membres de l'Union européenne estiment qu'il faut améliorer l'accord en projet dans les négociations à l'OMC, a indiqué samedi la secrétaire d'Etat française au Commerce, Anne-Marie Idrac. La France, la Hongrie et la Lituanie semblent être les trois pays les plus opposés à ce projet d'accord.
«Le conseil (des ministres de l'UE) a encouragé la Commission à poursuivre ses efforts pour, sur la base des négociations que nous connaissons, améliorer le compromis en accord avec le mandat du conseil», a-t-elle déclaré.
Des inquiétudes sur les AOC
Mme Idrac a tenu ces propos à l'issue d'une réunion des ministres européens en charge du Commerce à Genève, qui a duré près de trois heures, en présence du négociateur européen, Peter Mandelson.Lors d'une conférence de presse séparée, M. Mandelson s'est dit «satisfait du soutien reçu» de la part des Etats membres de l'UE.
Il a toutefois reconnu que plusieurs Etats européens avaient exprimé leur «préoccupation» sur la question des appellations d'origine de produits agricoles comme le roquefort ou le jambon de Parme que l'UE souhaite faire protéger par l'OMC. Il a appelé les partenaires de l'UE à reconnaître l'importance politique de ce point pour Bruxelles afin de faire accepter un éventuel accord par les Vingt-sept.
Le Royaume-Uni et la Suède prêts à signer
Mme Idrac a fait état de divisions des Etats membres envers les nouvelles propositions Lamy. «Plusieurs (Etats membres de l'UE) se sont félicités du nouvel élan donné aux négociations, certains approuvant d'ores et déjà le compromis qui est sur la table», a résumé Mme Idrac. Une source européenne a précisé que le Royaume-Uni et la Suède avaient figuré parmi les pays les plus favorables.
La patron de l'OMC, Pascal Lamy, avait soumis vendredi aux sept principales puissances commerciales (Etats-Unis, UE, Brésil, Inde, Chine, Australie et Japon) une série de chiffres sur les deux chapitres-clés du cycle de Doha pour la libéralisation des échanges: l'agriculture et les produits industriels. Pour la première fois en sept années d'âpres discussions, les négociateurs ont reconnu «qu'on voit le bout du tunnel», selon l'un d'entre eux.
V.G. (avec agence)