LIBAN - Deux mois après l'accord de Doha...
Il aura fallu deux mois de négociations pour trouver un équilibre portefeuilles entre la majorité pro-occidentale et l’opposition soutenue par la Syrie. Mais ça y est, un gouvernement d’union nationale de 30 membres a été formé ce vendredi au Liban.
Le Hezbollah de retour au sein du gouvernement
Mohamed Feneich, un membre du mouvement chiite Hezbollah, a été nommé au poste de ministre du Travail. C’est la deuxième fois que le Hezbollah participe au gouvernement. Ce qui lui donne de fait un droit de veto.
Le nouveau cabinet, préconisé par l’
accord interlibanais signé le 21 mai à Doha, répartit les portefeuilles comme suit: 16 pour la majorité, 11 pour l’opposition et trois devant être nommé par le chef de l’Etat.
«Le gouvernement de tous les Libanais»
«Le gouvernement d'union nationale est le gouvernement de tous les Libanais, a déclaré le Premier ministre Fouad Siniora. Nos divergences ne disparaîtront pas du jour au lendemain, mais nous avons décidé de les gérer à travers le dialogue et non dans la rue.»
Fouad Siniora avait entamé fin mai ses consultations avec les ténors politiques libanais pour former ce gouvernement mais s’était heurté aux revendication du leader chrétien Michel Aoun et du Hezbollah, chef de file de l’opposition.
Le chef de la majorité parlementaire antisyrienne, Saad Hariri, avait déclaré un peu plus tôt que l’un des derniers obstacles à la formation du cabinet avait été levé. «J’ai demandé au Premier ministre d’accepter la nomination d’Ali Kanso», a précisé Hariri. La majorité refusait de nommer cet ex-président du Parti syrien national social, en raison du rôle de son organisation avait joué dans les
violences qui ont fait 65 morts début mai.
KG avec agence